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COVID-19 and cancer – prevention on pause?

VitaMines Santé :
COVID-19 et cancer – La prévention au point mort?

The COVID-19 pandemic has upended lives in many ways over the last 15 months (and counting!). As of June 15, 2021 there have been 176 million confirmed cases and 3.8 million deaths worldwide. The crisis has led to significant changes at hospitals, both for services offered and for patients’ willingness to visit. One area of particular importance is the reduction in the number of cancer screenings.

La pandémie de COVID-19 a bouleversé des vies à bien des égards au cours des 15 derniers mois (et ce n’est pas fini!). En date du 15 juin 2021, on dénombrait 176 millions de cas confirmés et 3,8 millions de décès dans le monde. La crise a entraîné des changements importants dans les hôpitaux, tant sur le plan des services offerts que de la volonté des patients de s’y rendre. Un aspect sur lequel il vaut la peine de s’attarder est celui de la réduction du nombre de dépistages de cancer.

AUTHORED BY ALON HALBRICH, June 2021

AUTEUR : ALON HALBRICH, juin 2021

Cancer screening and COVID-19

Dépistages de cancer et COVID-19

As hospitals around the world were admitting record numbers of patients who were infected with COVID-19, many other procedures were delayed or outright cancelled as resources were consumed by the pandemic. Cancer services, including screenings, have reduced materially over the pandemic as some have been classified as lower-priority and patients, concerned about exposure to COVID-19 in the hospitals, have been more reluctant to attend.

Face au nombre record d’admissions de patients atteints de la COVID-19 dans les hôpitaux du monde entier et aux ressources mobilisées pour lutter contre la pandémie, de nombreuses autres interventions ont été retardées ou carrément annulées. L’offre de services de cancérologie, y compris les dépistages, a sensiblement diminué au cours de la pandémie, car certains ont été définis comme étant moins prioritaires, et les patients, inquiets d’être exposés à la COVID-19 dans les hôpitaux, ont été plus réticents à s’y rendre.

A November 2020 US Study used data from a large medical claims clearinghouse to gain insights into the impact of COVID-19 on the US cancer population. One of the main results from the study was a significant year over year decrease in cancer screenings, visits, therapy, and surgeries. The study used a baseline period of March-July 2019 and compared that to March-July 2020 for four different types of cancer. At the peak of the first pandemic wave, screenings were lower by 85%, 75%, 74%, and 56% for breast, colon, prostate, and lung cancers respectively.

Une étude américaine réalisée en novembre 2020 (en anglais) a utilisé les données d’un important bureau central de demandes de règlement pour soins médicaux afin de déterminer l’incidence de la COVID-19 sur la population américaine atteinte de cancer. L’étude a notamment révélé une diminution considérable, d’une année sur l’autre, du nombre de dépistages, de visites, de traitements et d’opérations liés au cancer. L’étude a comparé la période de référence de mars 2019 à juillet 2019 à celle de mars 2020 à juillet 2020 pour quatre types de cancer différents. Au plus fort de la première vague pandémique, les dépistages ont reculé de 85 %, 75 %, 74 % et 56 % pour les cancers du sein, du côlon, de la prostate et du poumon, respectivement.

A Canadian Cancer Survivor Network survey found that 54% of cancer patients had their cancer care appointments rescheduled, postponed, or cancelled because of COVID-19. For pre-diagnosis or recently diagnosed patients, the number was higher at about 75%.

Un sondage (en anglais) du Réseau canadien des survivants du cancer a révélé que 54 % des patients atteints d’un cancer ont vu leur rendez-vous de soins déplacé, reporté ou annulé à cause de la COVID-19. Pour les patients en prédiagnostic ou récemment diagnostiqués, ce taux était encore plus élevé, soit environ 75 %.

Impacts of delaying screenings

Incidence du report des dépistages

It may not be surprising that the earlier cancer can be detected in a person, the higher the odds of survival and the higher the person’s remaining life expectancy. Experts say that, in general, cancers are easier to treat in their early stages and delays in screening could mean cancers are larger and more advanced before they are detected.

Il n’est peut-être pas surprenant de constater que les chances de survie et l’espérance de vie restante d’une personne sont d’autant plus élevées si le cancer est détecté à un stade précoce. Les experts affirment qu’en général, les cancers sont plus faciles à traiter à un stade précoce (en anglais), et qu’en raison des retards de dépistage, les cancers peuvent se propager davantage avant d’être détectés.

A July 2020 UK modelling study estimated that COVID-19’s impact on cancer would cause an increase of 7.9%-9.6% breast cancer deaths up to 5 years after diagnosis. It showed similar increases for other cancer types such as colorectal (15.3%-16.6%), lung (4.8%-5.3%), and oesophageal (5.8%-6.0%).

Selon une étude de modélisation réalisée au Royaume-Uni en juillet 2020 (en anglais), la COVID-19 entraînerait une augmentation de 7,9 % à 9,6 % des décès causés par le cancer du sein jusqu’à 5 ans après le diagnostic. L’étude a révélé des augmentations similaires pour d’autres types de cancer, tels que le cancer colorectal (de 15,3 % à 16,6 %), le cancer du poumon (de 4,8 % à 5,3 %) et le cancer de l’œsophage (de 5,8 % à 6,0 %).

A November 2020 meta-study in the US looked at seven different cancer types (bladder, breast, colon, rectum, lung, cervical, and head and neck) and investigated the impact on mortality for delays in treatment. It determined that for every 4-week delay in cancer treatments, mortality increased materially for all cancer types, from 1%-6% for lung cancer up to around 23% for cervix cancer.

Une méta-étude réalisée en novembre 2020 (en anglais) aux États-Unis, qui portait sur sept types de cancer différents (vessie, sein, côlon, rectum, poumon, col de l’utérus, tête et cou), s’est penchée sur l’incidence des retards de traitement sur le taux de mortalité. Elle a permis de déterminer que pour chaque retard de quatre semaines dans le traitement du cancer, la mortalité augmentait sensiblement pour tous les types de cancer, de 1 à 6 % pour le cancer du poumon à environ 23 % pour le cancer du col de l’utérus.

Delays will likely get worse before they get better

Les retards vont probablement s’aggraver avant que la situation ne s’améliore

The research into cancer delays to date has understandably focused on the first COVID-19 wave. Countries such as the US, UK, and Canada have also experienced second and third waves, which have continued to take their toll on healthcare systems resulting in additional delays for cancer screenings and treatments creating more backlogs in the system.

Jusqu’à présent, les études sur les retards dans le traitement du cancer se sont naturellement concentrées sur la première vague de COVID-19. Des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont également connu une deuxième et une troisième vagues, qui ont continué à peser sur les systèmes de soins de santé, entraînant des retards supplémentaires.

How long might it take to clear the backlog and “catch up” to where we could have been without COVID-19? Demand for cancer-related services will go up as people make up missed appointments, many joining at more advanced cancer stages. How long will it take for the already taxed healthcare systems to get back to pre-pandemic levels of service and then ramp up to meet additional demand? Aging populations, already driving up demand, will put further pressure on the systems.

Combien de temps faudra-t-il pour rattraper le retard et revenir là où nous aurions été sans la COVID-19? La demande de services liés au cancer augmentera à mesure que les patients (dont beaucoup se trouveront à un stade de cancer plus avancé) chercheront à rattraper les rendez-vous manqués. Combien de temps faudra-t-il aux systèmes de soins de santé, déjà mis à rude épreuve, pour revenir aux niveaux de service antérieurs à la pandémie, puis pour s’adapter à la demande supplémentaire? Le vieillissement de la population, qui entraîne déjà une hausse de la demande, ne fera qu’accentuer la pression.

What does this mean for pension plans and insurers?

Qu’est-ce que cela signifie pour les régimes de retraite et les assureurs?

The impact of the COVID-19 pandemic on society may be felt for many years. Excess deaths (i.e., those above expected) in 2020 hit historic highs: US (+14.8%), UK (+13.5%), and Canada (+6.5%). The direct impact for pension plans and insurers has not yet been quantified as the general population impact of COVID-19 could be different than for pensioner populations.

Les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la société pourraient se faire sentir pendant de nombreuses années. La surmortalité (c’est-à-dire le nombre de décès excédentaires par rapport au nombre de décès attendus) a atteint des sommets historiques en 2020, aussi bien aux États-Unis (+14,8 %) et au Royaume-Uni (+13,5 %) qu’au Canada (+6,5 %). L’incidence directe sur les régimes de retraite et les assureurs n’a pas encore été quantifiée, car les conséquences de la COVID-19 sur la population générale pourraient être différentes de celles sur la population de retraités.

As mentioned, there will be long term effects of delays in cancer screenings with experts modelling the increased mortality to go beyond 2030 and increase over time. Statistics Canada data identified improvements in cancer treatments as a material driver of longevity improvements for younger pensioners (i.e., those aged 65-74) who tend to have the largest liabilities (see opposite chart), so this could result in material impact to pension plan liabilities.

Comme nous l’avons mentionné, les retards dans le dépistage du cancer auront des effets à long terme, les experts prévoyant que l’ augmentation du taux de mortalité (en anglais) se poursuivra au-delà de 2030 et s’accentuera au fil du temps. Selon des données de Statistique Canada, l’amélioration des traitements contre le cancer joue un grand rôle dans l’accroissement de la longévité des plus jeunes retraités (soit ceux âgés de 65 à 74 ans), qui disposent habituellement du passif le plus élevé (voir le graphique ci-contre), ce qui pourrait avoir un effet important sur le passif des régimes de retraite.

Attribution of annualized improvements by cause of death Males and females aged 65-74

Source: Club Vita analysis based on Statistics Canada data. Table 17-10-0005-01 Population estimates on July 1st, by age and sex

Attribution of annualized improvements by cause of death Males and females aged 65-74

Source : Analyse de Club Vita basée sur les données de Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 : Estimations de la population au 1er juillet, par âge et sexe

Could the additional mortality due to cancer screening delays result in some “lost years” of longevity improvements or even negative improvements (i.e., reductions in life expectancy)? If so, how long could this last? And would this impact be felt evenly across different socio-economic groups?

La hausse de la mortalité causée par les retards de dépistage du cancer pourrait-elle mener à des « années perdues » dans l’accroissement de la longévité, ou même à des baisses de l’espérance de vie? Si oui, pendant combien de temps? Et cet impact serait-il ressenti de manière égale dans les différents groupes socioéconomiques?

Only time will tell how this will unfold across both the general and pensioner populations. Club Vita has created its own COVID-19 longevity scenarios to assist Club members in understanding and quantifying potential future scenarios for the US, UK, and Canada. Pension plans and insurers will need to continually monitor and adjust their expectations as experience emerges.

Seul le temps nous dira comment évoluera la situation, tant pour la population générale que pour les retraités. Club Vita a créé ses propres scénarios de longévité liés à la COVID-19 afin d’aider ses membres à comprendre et à quantifier les scénarios éventuels pour les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Les fournisseurs de régimes de retraite et les assureurs devront continuellement surveiller la situation et ajuster leurs attentes en fonction de l’expérience acquise.